IL A POSÉ À L’OFFICIER UNE QUESTION QU’AUCUN ENFANT NE DEVRAIT JAMAIS AVOIR À POSER
L’appel concernait une « tapage dans une résidence ». Rien d’inhabituel pour un matin de semaine. Lorsque l’agent Daniels s’est arrêté, la porte d’entrée était ouverte, les voisins observant depuis leurs porches.

Un petit garçon se tenait pieds nus dans le jardin, vêtu d’un t-shirt rouge et de ces tongs qui claquent sur le trottoir à chaque pas.
Daniels s’approcha lentement, les mains ouvertes.
« Ça va, mon pote ? » demanda-t-il doucement.

Le garçon hocha la tête, mais on pouvait dire qu’il ne l’était pas.
Il n’a pas pleuré. Il n’a pas couru. Il a juste levé les yeux vers cet homme en gilet et lunettes de soleil foncées et a dit : « C’est toi qui enlèves les papas ? »
Daniels se figea.

Le garçon fit un autre pas en avant. « Parce que la dernière fois, l’homme portait un uniforme. Comme le tien. »
Il s’avère que le gamin se souvenait de tout de la nuit où son père avait été arrêté : le bruit, la peur de sa mère, la vitesse à laquelle les gyrophares disparaissaient dans la rue.

Et maintenant, une nouvelle dispute. Un autre appel. Un autre policier debout dans l’herbe.
Daniels s’est agenouillé.